AQUALOISIRS PLONGEE BOULAY
Si vous lisez ces lignes, c’est déjà preuve que vous êtes intéressés par les sports subaquatiques...

Si vous lisez ces lignes, c’est déjà preuve que vous êtes intéressés par les sports subaquatiques...
Vous est-il déjà arrivé d’imaginer un monde alternatif, où vous pouviez voler entre les sommets montagneux, ou faire des culbutes avec d’étranges créatures, sans jamais tomber ?
Un monde rempli d’êtres fantastiques, où votre poids est réduit à zéro, sans avoir besoin de navette spatiale pour vous y rendre ?
Eh bien ce monde existe, et il est bien plus proche qu’une planète inconnue dans un univers lointain. Ce monde n’est autre que l’océan : le plus grand parc d’attractions de la planète Terre.
Par le passé, on s’immergeait à la recherche d’objets ou de victuailles à ramener à la surface. Il pouvait s’agir d’éponges, d’huîtres, de coraux... ou encore de trésors cachés dans les soutes d’épaves. Puis on s’est rendu compte que ce que la mer recélait de plus merveilleux était juste là, tout autour de soi, qu’on pouvait le voir et l’explorer tant qu’on voulait, sans toutefois l’emporter avec soi.
On a découvert que la vraie richesse consistait simplement à se trouver là sous la surface, en compagnie de créatures de rêve, comme les dauphins, les phoques ou encore les tortues. Dans ce royaume où les baleines n’avalent aucun Pinocchio, et où Némo et les membres de sa famille restent tranquillement dans leurs demeures, les anémones, sans jamais s’aventurer trop loin.
Si vous êtes curieux et nourrissez une certaine passion pour l’Histoire, ou pour les antiquités, sachez que l’on peut trouver pratiquement de tout dans le fond de la mer : des avions, des tanks, des motos, des voitures, des hélicoptères. Sans oublier les innombrables bateaux, avec leur propre cargaison et leur histoire.
Certains objets ont été submergés volontairement. En effet, de nombreux gros navires ont été coulés par les gouvernements. Ils ont été débarrassés de tout produit contaminant, puis coulés pour servir d’attraction aux plongeurs et de nouvel habitat pour les poissons, les coraux et toute une myriade de créatures marines

La mer Rouge abrite un autre laboratoire au large du Soudan. Celui-là ressemble en tous points à une soucoupe volante. Il a été baptisé Précontinent, mais en est réduit aujourd’hui à l’état de dôme en métal totalement abandonné. Il a été placé là par un Français, dont le nom sera certainement familier parmi les plongeurs : un certain Jacques-Yves Cousteau.
Monsieur Cousteau, qu’il serait en fait plus approprié d’appeler Commandant Cousteau, fut un grand homme de mer. Ce scientifique au gros nez toujours coiffé d’un béret rouge en laine explora tous les océans pour y mesurer les courants, observer et compter les espèces marines et tourner de nombreux films et documentaires.
Mais rappelons avant tout qu’il inventa certaines pièces d’équipement et en améliora d’autres qui sont aujourd’hui d’usage courant, si courant que tout le monde peut les utiliser, rendant de ce fait les profondeurs marines sans doute moins mystérieuses, mais bien plus accessibles.
De nos jours, on peut plonger dès l’âge de huit ans, en faible profondeur et accompagné d’un moniteur, et le brevet du niveau 1 peut déjà s’obtenir à 12 ans (sous conditions). La relation que nous entretenons avec la mer est importante : de cette relation dépend l’avenir de notre planète et donc de l’homme. La connaissance de la mer depuis ses entrailles peut nous aider à la sauver, et à prendre soin des créatures de rêve qui y vivent.
Maintenant que vous commencez à saisir pourquoi vos amis plongeurs se donnent la peine de charger leur voiture de matériel étrange, vous vous demanderez à quoi sert tout cet équipement, ce qui le rend si indispensable. Essentiellement, il permet de s’économiser un voyage dans l’espace.
Ce texte est un extrait de la publication Quelle est la profondeur de la mer (Com'è profondo il mare), insérée dans la Collana del FARO publiée par l’Istituto per l’Ambiente e l’Educazione Scholè Futuro Onlus, en collaboration avec il Pianeta Azzurro et DAN Europe, dans le cadre du projet Scuola d'aMare. Cette série comprend des textes simples, faciles à lire et à utiliser, portant sur d’importantes questions sociales et environnementales.